Rentrée parlementaire en Estonie

Publié le 15 Septembre 2009

La session d’automne du Parlement estonien (Riigikogu) s’est ouverte hier, lundi 14 septembre, avec notamment, le discours, en séance plénière, de la présidente du Riigikogu, Ene Ergma et du Président de la République, Toomas Hendrik Ilves. 


Dans son discours, Mme Ergma insiste tout particulièrement sur la situation économique dans laquelle se trouve l’Estonie. « Les gens s’inquiètent de plus en plus et regardent du coté des politiciens, à qui ils ont confié le pouvoir de prendre des décisions qui déterminent l’avenir de notre pays. Tout ceci exige de notre part que nous prenions des décisions sérieuses en matière de politique financière, de façon à équilibrer les dépenses et les recettes de l’État », souligne-t-elle.

La présidente du Parlement explique qu’il est impossible de parvenir à un équilibre budgétaire en ne changeant que quelques paramètres du système fiscal, comme par exemple la hausse de l’impôt sur le revenu. « Dans la situation actuelle, une telle augmentation fiscale serait davantage un obstacle à la reprise du marché de l’emploi – l’accroissement du coût salarial met en difficulté aussi bien les anciennes que les nouvelles entreprises », fait-elle remarquer. Mme Ergma poursuit en ces termes : « Nous avons l’obligation de réduire le chômage dans le pays. Lorsqu’il n’y a pas d’employeurs, alors il n’y a pas non plus de travailleurs, mais seulement un peuple qui n’a pas de travail. Dans les temps difficiles, il convient d’apporter un soutien aux personnes qui sont prêtes à prendre des risques en créant des emplois et en contribuant à l’esprit d’entreprise,  plutôt que de leur mettre des bâtons dans les roues avec des charges supplémentaires ».

S’agissant de l’introduction de la monnaie unique européenne en Estonie, la présidente du Riigikogu note que si l’État ne parvenait pas à accomplir cet objectif, ce ne serait pas uniquement un désaveu personnel de la politique du Premier ministre, Andrus Ansip, mais, beaucoup plus grave, un recul pour tout le pays. « Par conséquent, j’invite tous les partis politiques à ne pas seulement critiquer mais à proposer et à soutenir des solutions, sur la question de savoir comment remplir les critères de Maastricht. Les entreprises ont présenté aux politiciens leurs propositions, il est temps que les politiciens leur répondent », déclare Mme Ergma. Elle termine son discours d’ouverture de la session parlementaire en formulant un souhait qu’elle adresse à tous les parlementaires en vue du scrutin régional du 18 octobre prochain : « Promettez moins et faites plus ».

 

Le Président de la République, quant à lui, exprime sa profonde inquiétude concernant l’état et le fonctionnement de la démocratie estonienne.  Vous pouvez lire ici son intervention en anglais.

Rédigé par Rodolphe Laffranque

Publié dans #Actualité parlementaire et législative

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