La manifestation syndicale à Tallinn n’a pas attiré autant de monde que prévu

Publié le 3 Juin 2009

Entre 400 et 500 manifestants ont répondu présent à l'appel des syndicats pour protester, devant le siège du Parlement estonien, contre l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le contrat de travail. Un succès relatif puisque la Confédération syndicale estonienne, organisatrice de cette journée de mobilisation, en attendaient près de 2000. « S'il est nécessaire de modifier l'accord conclu auparavant, nous exigeons des négociations qui se basent sur le principe du consensus », a expliqué le leader de la centrale syndicale, Harri Taliga.

Le ministre de l'économie et des communications, Juhan Parts (IRL) est allé au devant des manifestants. Il leur a dit qu'étant donné la crise économique, l'État devait mettre de côté les promesses qui avaient été faites au moment où l'économie était fleurissante.  Au slogan « Non au travail d'esclave », le ministre et ancien Premier ministre répondit que le fait d'affirmer que les salariés seront réduits en esclavage et que les employeurs pourront les licencier du jour au lendemain n'est que pure fabulation.

Se trouvaient également dans la foule des manifestants des représentants des partis du centre et des sociaux-démocrates ainsi que des membres du mouvement des jeunes russophones Nochnoïr Dozor (Veille de nuit). Ces derniers brandissaient une pancarte sur laquelle il était écrit « La raison de la crise - la dévaluation du lavage de cerveau du gouvernement ». La police est alors intervenue pour confisquer ladite pancarte.

Rédigé par L'Estonie au quotidien

Publié dans #Actualité sociale

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francais+en+Estonie 04/06/2009 19:19

En effet, s'il part, qui le remplacerait? et surtout serait-il meilleur?

rodolphe 04/06/2009 19:14

C'est vrai que le gouvernement a mis pas mal de temps avant d'admettre le fait que l'Estonie était aussi touchée par la crise économique. Mais les promesses dont parle Parts datent des dernieres élections legislatives de 2007 d'ou résulte le projet de modification de la loi sur le contrat de travail. Des promesses que l'Etat n'a plus les moyens de tenir vu l'état catastrophique de ses finances. D'un autre coté, c'est carrément un constat d'echec de la politique economique et sociale (ultra liberale) d'Ansip qui, à mon avis, ferait bien de prendre ses responsabilités et de demander la demission de son gouvernement (maintenant minoritaire!). Mais apparemment rien ne semble pouvoir le déloger de son fauteuil de PM ... et pour avoir qui à la place ...?

francais en Estonie 04/06/2009 17:27

on voit toutes sortes de chiffres, d'un coté 1000, de l'autre 500...
J'ai bien aimé le commentaire de Juhan Parts: "l'État devait mettre de côté les promesses qui avaient été faites au moment où l'économie était fleurissante". On ne peut pas dire que l'économie était en bel état en Décembre dernier! Seul le gouvernement soutenait encore qu'il n'y avait pas de crise en Estonie mais de nombreux capitaux étaient déjà partis.