La coalition estonienne au bord de l’implosion

Publié le 15 Mai 2009

A l'issue de la réunion du bureau politique du Parti de la réforme, qui s'est tenue aujourd'hui, vendredi 15 mai, le Premier ministre Andrus Ansip a fait savoir que son parti avait pris la décision de s'adresser à l'Union pour la patrie-Res publica (IRL) afin qu'ils forment ensemble une délégation destinée à mener des consultations avec des formations politiques qui ne font pas partie de la coalition gouvernementale. Vraisemblablement avec l'Union du peuple et le Parti des Verts. Ceci, « pour trouver des solutions permettant de préserver la solvabilité de la caisse d'assurance chômage et d'améliorer l'équilibre budgétaire étatique », selon les termes du Premier ministre.

M. Ansip indique qu'un désaccord idéologique est apparu avec les sociaux-démocrates à propos de la question de la mise en œuvre de la loi sur le contrat de travail, prévue pour entrer en vigueur au 1er juillet 2009.

Après plusieurs semaines de négociations, les partenaires de la coalition tripartie ne sont pas parvenus à trouver le moindre terrain d'entente sur ce point. Alors que les partis de la réforme et IRL proposent un réaménagement de la loi en question en raison des coûts trop élevés qu'elle engendrerait pour l'État si elle était appliquée telle quelle, les sociaux-démocrates s'opposent à toute remise en cause des avantages que cette loi accorde aux salariés et avancent à la place l'idée d'une hausse de la fiscalité, ce que rejette catégoriquement le Parti de la réforme.

« Si quelqu'un d'autre propose une meilleure solution, cela peut conduire à la formation d'une nouvelle coalition. Mais s'il n'y a pas de meilleures solutions, alors la coalition actuelle se maintiendra en place », confie le chef du Gouvernement.

Invité au journal télévisé de 21h de la chaîne ETV,  le secrétaire général du Parti de la réforme, Kristen Michal, explique ainsi la position du parti : « Il est important pour nous de prendre des décisions tournée vers l'avenir, pour adopter l'euro, pour créer plus d'emplois. L'augmentation d'impôt qu'ont proposée les sociaux-démocrates aboutit à ce que les entreprises suppriment encore plus les emplois. La proposition des sociaux-démocrates nous mènerait sur une autre voie ».

Rédigé par L'Estonie au quotidien

Publié dans #Gouvernement et crise gouvernementale

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