Les syndicats préviennent que le passage à l’euro ne doit pas se faire sur le dos des travailleurs

Publié le 25 Avril 2009

Lors d'une réunion extraordinaire tenue conjointement avec l'organisation nationale des syndicats des travailleurs de la fonction publique (Teenistujate Ametiliitude Keskorganisatsioon), la Confédération syndicale d'Estonie a pris la décision, aujourd'hui, samedi 25 avril, qu'il fallait d'une part, ajourner l'entrée en vigueur de la loi sur le contrat de travail et d'autre part, procéder à des augmentations de la fiscalité. Les deux organisations intersyndicales refusent que ce soit seulement les travailleurs qui endossent le fardeau de la crise économique

La Centrale syndicale estonienne estime que, si pour le gouvernement, il est nécessaire d'adhérer à l'euro au début de l'année 2011 et si ce dernier est d'avis qu'il n'est pas de prix trop élevé pour atteindre cet objectif, alors, afin d'y parvenir le moins douloureusement possible, l'entrée en vigueur de la loi sur le contrat de travail devrait, selon elle, être repoussée au 1er janvier 2011.

Elle demande par ailleurs, une augmentation des prélèvements fiscaux. En premier lieu, que le taux des cotisations de l'assurance chômage soit de 3 % au 1er juillet, comme l'avait proposé la Caisse de chômage, lundi dernier, au Gouvernement, mais que ce dernier a repoussé lors du conseil des ministres du jeudi 23 avril. En second lieu, que la charge de l'impôt sur le revenu soit répartie plus équitablement entre ceux qui ont un revenu élevé et ceux qui ont un faible revenu.

Le président de la confédération nationale des syndicats, Harri Taliga, propose que le seuil d'exonération de l'impôt sur le revenu, actuellement de 2 250 couronnes mensuelles, soit relevé à 5 000 couronnes et que le taux de l'impôt sur le revenu soit fixé à 26 %, alors qu'il est aujourd'hui de 21 %. « Cela permettra une répartition plus équitable et de fait, augmentera également les recettes de l'État, parce que les coupes budgétaires étatiques, que se limite à faire le Gouvernement en ce moment, ne suffisent pas pour remplir les critères de Maastricht. S'il y a plus de recettes, il est possible de moins économiser », explique Harri Taliga. Ce dernier dit encore : « Nous souhaitons aussi que le passage à l'euro se fasse sans que le prix social à payer pour cela soit excessivement élevé, ce à quoi conduit inévitablement la gestion d'une politique tournée exclusivement vers les restrictions budgétaires ».

Rédigé par L'Estonie au quotidien

Publié dans #Actualité sociale

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